Ne donnons pas une conscience aux machines
Ce mois-ci, en me promenant au Futuroscope, deux animations autour de l’intelligence artificielle m’ont franchement interpellé. Une fois encore, la mise en scène donnait beaucoup trop de place à l’idée d’une machine consciente, presque vivante, presque douée d’intentions.
Ce récit est spectaculaire. Il est aussi trompeur. Une IA peut produire une phrase touchante, adopter un ton rassurant ou simuler une personnalité. Cela ne signifie pas qu’elle ressent, qu’elle comprend comme nous, ni qu’elle possède une conscience. Arrêtons de l’anthropomorphiser.
Et puis, il y a le réel. Les incendies qui frappent actuellement la Gironde et les Landes, les évacuations, les fumées qui se déplacent dans la région et l’épuisement des personnes mobilisées me touchent profondément. Je parle beaucoup de technologie, mais je reste avant tout un être humain, sensible à ce qui se passe autour de nous.
Alors, pour août, je vous propose aussi de souffler. Moi-même, je vais couper. Travailler sérieusement avec l’IA ne supprime pas l’effort cognitif : il le déplace vers la formulation, la vérification, l’arbitrage et la responsabilité. Cela fatigue plus qu’on ne l’imagine.
Faites une vraie pause, regardez ailleurs, laissez retomber le bruit numérique. Nous préparerons la rentrée avec des idées plus claires.
